Histoire Tokombéré

La Commune de Tokombéré a été créée par décrêt N°82/455 du 20 septembre 1982. Avant sa création elle faisait partie de la Commune de Mora, Plusieurs Maires nommés ont dirigés cette Commune, Jusqu’en 1995 et ce n’est qu’en 1996 qu’a eu la première élection municipale qui a ouvert la porte de la commune aux maires élus.
Tokombéré a vu le jour vers les années 60 avec l’arrivée des missionnaires catholiques. Sa dénomination provient de Kudumbar en Zoulgo qui veut dire le lieu de combat. Toutes les ethnies qui constituent cette Commune sont autochtones en dehors de quelques rares Mandara et peuhls rencontrés dans la ville de Tokombéré.
Le profil historique de la Commune de Tokombéré est consigné dans le tableau ci déssous :
Tableau 1 : Profil historique de la Commune de Tokombéré

Créée par décret N°82/455 du 20 septembre 1982, la Commune de Tokombéré a une superficie de 552 km2.
Située dans le département du Mayo-Sava, région de l’extrême- Nord, la commune de Tokombéré est limitée :

  • Au Nord par la Commune de Mora,
  • Au Sud par la commune de Méri ,
  • A l’Ouest par la commune de Soulédé-Roua,
  • Et à l’Est par la commune de Pétté.

La population totale de la Commune Tokombéré d’après le recensement général de la population du Cameroun de 2005 est estimée à 91 256 habitants dont 47 070 femmes soit 51,58% et 44 186 hommes soit 48,42%. Cette population est repartie dans les 35 villages que compte la Commune avec une forte densité dans l’espace urbain.

Plusieurs groupes ethniques vivent dans la Commune dont les plus importants sont: les Mada, les Zoulgo, les mouyeng, les Molko, les Mandara, les Gemjeck, les Guiziga, les ouldémé, les Bokou et les Bornoua. Les différents groupes ethniques entretiennent de bonnes relations entre elles et avec l’autorité administrative.

Les religions dominantes sont le christianisme, l’animisme et l’islam. Les pratiquants de ces religions se tolèrent mutuellement et entretiennent également une bonne collaboration avec l’administration.

Il existe dans la Commune 6 chefferies traditionnelles de deuxième degré (Mada, Serawa, Makilingai, Ouldémé, Mouyengué et Palbara) à la tête desquelles se trouve un chef de canton. Chaque canton est constitué des villages placés sous l’autorité de Lawane. Les villages sont subdivisés en quartiers dirigés par un Blama. Les Blama rendent comptent aux Lawanes et eux à leur tour aux chefs de cantons. Tous ces chefs traditionnels sont les auxiliaires de l’administration et rendent compte chacun en ce qui le concerne à son supérieur hiérarchique.

Dans la Commune on rencontre Les Habitats construits en matériaux définitif et semi-définitifs. Habitats construits en matériaux provisoires non durables. Généralement ces habitations en matériaux provisoires sont faites à partir de la terre battue ou des briques en terre et le toit en paille qui est attaqué par les termites un jour plus tard après la mise en place. Il relever que ces habitations ont une durée d’en moyenne d’une à deux ans. Ces habitants sont appelés à construire leur maison presque toute la durée de leur vie.
Celles dites en matériaux semi-définitifs sont construites à partir des briques en terre et les joints en ciments. Ces habitas ont une durée de vie plus au moins longue. Les propriétaires sont généralement plus au moins riches.

Par contre les habitations en matériaux définitifs sont construites Entièrement en ciment, de la fondation aux murs. Ces genres d’habitations sont construits par des personnes nanties.

Les principales activités économiques identifiées dans la Commune sont : l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la transformation des produits agricoles, et le petit commerce. céréale (sorgho de saison de pluies, sorgho de saison sèche, maïs), coton, oignon, canne à sucre, arachides, niébé et vouandzou.